Pendant que le bisounours de base est très occupé à s’esbaudir de la sortie de la 10.10 à 10h10m10s le 10/10/2010 (ouais, 42, c’est ça), en feignant vaguement d’ignorer que le cycle de développement a été raccourci de deux semaines pour continuer à s’auto-persuader qu’ubuntu fait des high-quality releases et qu’en conséquence les 12 paquets - ils ont raté le 10, quel dommage ! - déjà présents dans maverick-proposed la veille de la sortie officielle ne sont que des inventions de la part de vieux linuxiens aigris et jaloux, j’avais entrepris des trucs vachement plus utiles - et oui -, genre tester Debian GNU/kFreeBSD.

Si, dans une vm, kfreebsd-i386 a fonctionné sans problème, et Xfce était relativement utilisable (j’ai même compilé la 4.7.x pour rigoler, ce qui m’a permis de corriger une petite erreur de packaging qui supposait du linux-only - hint, hint: udev), le passage en vrai avec kfreebsd-amd64 a été plus laborieux, notamment parce que le noyau a un bug avec les partitions étendues. J’ai quand même fini l’installation pour rigoler et pour la beauté du geste, et quelques coups de modprobe kldload plus tard, j’avais le wifi, le son et le ntfs comme sous linux™©. Bref, c’est très prometteur :), même si l’avenir n’est pas très rose sur certains aspects, notamment pour les pilotes graphiques, qui deviennent successivement linux-only en n’utilisant que KMS (qui n’existe encore sous aucun autre OS libre - OpenSolaris on s’en fout, ça sert qu’à graver des cd).

Après toutes ces digressions en guise d’introduction, venons-en au fait (voire au faîte, pour les lecteurs qui me lisent depuis un toit). Imaginez, vous venez enfin de vous motiver pour passer à lvm depuis toutes ces années, en évitant soigneusement l’erreur de débutant d’utiliser certains systèmes de fichiers comme xfs dont on ne peut pas réduire la taille, et par la même occasion de faire appel à sbuild plutôt que pbuilder pour les chroots de construction de paquets debian. Et pour ce faire, vous utilisez un script bien pratique, qui s’appelle mk-sbuild et qui provient du paquet ubuntu-dev-tools - jusqu’ici tout va bien. Là, soudain, tout à coup, subitement, sous vos yeux ébahis-z-et globuleux, vous voyez xulrunner, dbus, cairo, gtk+ & cie s’installer dans le chroot minimal !

Donc, tout ce verbiage pompeux-z-et inutile pour dire qu’il suffit de passer —no-recommends à apt, ça peut toujours servir (tant qu’on est dans le registre du troll, remplacez aussi ext4 par ext3 pour le fs du lv dans le script sauf si vous aimez les trucs lents)…

Et maintenant que la distribution la plus bugguée qui vient tous les six mois est sortie, vous pouvez attendre sereinement celle qui sort tous les six mois sans 42 régressions, à savoir OpenBSD 4.8.